L’homme à la formule d’or au jeu BlackjackNombreux furent les compteurs de cartes ayant remporté des sommes importantes provenant des casinos. Cependant aucun n’a réellement fait un creux dans les profits générés par les casinos. A vrai dire, le contraire s’est produit. La popularité du comptage des cartes, développée a l’origine par Ed Thorp dans les années 60, a fait du jeu Blackjack un des jeux les plus populaires. Ainsi, durant toutes ces années une hausse des joueurs de Blackjack s’est traduite aussi par une accroissement des profits des différents casinos. Cependant, une personne a réellement eu un impact sur les profits des casinos s’estimant à 200 millions de dollars. Croyez-le ou non cette personne reste totalement anonyme aux yeux du grand public. Laissez-moi alors vous conter son histoire et son talent. Le défi: Trouver un système de suivi dans le battage des cartes.Revenons dans les années 80, les premiers jours de l’équipe de Blackjack de MIT. L’idée d’exploiter les nombreuses procédures de battage de cartes des casinos était dans l’air du temps. Connus sous le nom de “Shuffle Tracking” (Suivi de carte) et faisant allusion aux compteurs de cartes, l’idée est plutôt simple a comprendre: cette technique consiste à observer les buches d’aces et de 10 dans le sabot actuel. Ainsi il est possible de déterminer dans un nouveau sabot les figures se trouvant dans un nouveau sabot. Suite à cette analyse, vous pouvez parier gros ! Mais un problème se posait aux yeux de l’équipe de la MIT, à savoir : vous êtes sur le point de jouer avec l’un des paquets que vous étiez en train de suivre. Comment établir un compte fiable vous permettant de jouer de façon appropriée ? Comment exploiter au mieux cette nouvelle donnée ? Neil et l’équipe de Blackjack du MIT ont trouve la solutionIl s’agissait d’un réel problème dont personne ne détenait de réponse claire. Ainsi, un certain membre de l’équipe de Blackjack de MIT. Nous l’appellerons Neil (ce qui n’est pas son vrai nom, ce dernier préférant demeurer dans l’anonymat). Neil excellait en Mathématiques. Il créa très vite une formule mathématique comportant la solution : elle permettait de savoir quelles étaient les cartes traquées se trouvant dans le paquet et de déterminer les nouvelles cartes ayant été insérées lors du battage de carte. La formule calculait ainsi le compte exact que chaque joueur avait joué pour ce paquet. Neil appela cette formule « NRS » (Le Battage de carte non aléatoire). La formule était relativement compliquée, mais néanmoins facile à utiliser. Pour tout modèle de battage de carte, n’importe quel compteur de carte pouvait l’employer avec un peu d’entrainement. L’équipe de Blackjack du MIT adopta très vite cette nouvelle technologie, et pendant un certain temps les casinos d’Atlantic City ne comprenait pas d’ou provenait la faille. On aurait pu s’assoir pendant des heures à la même table employant le formule NRS sabot après sabot, utilisant des modèles de paris qui défiaient toute explication rationnelle en termes de techniques standard de comptage de carte. L’offensive des Casinos BlackjackMais cette dissertation n’est pas tant sur la victoire temporaire grâce a la formule NRS mais plutôt sur la victoire des casinos quant au décèlement de cette dernière. En effet, les casinos ont fini par découvrir le subterfuge--un des dirigeants les plus talentueux a très vite compris en observant pendant des heures les membres de l’équipe a l’œuvre. « oui, ces types comptent les cartes du sabot par le battage de carte et parient en fonction ». Comment avons-nous réalisé qu’ils avaient tout découvert ? La manifestation la plus claire s’inscrivit dans le changement de procédure du battage de carte par les casinos, et ce, en quelques mois. Ils nous interdisaient l’accès aux jeux. Et un des dirigeants nous a même révélé qu’il avait tout découvert ! Les casinos trouvèrent ainsi la solution en écourtant les temps des sabots. Ils doublèrent et triplèrent les passes de sabots, les retournements, insertions et autres mouvements rendant strictement impossible de suivre les paquets de cartes dans un sabot. Ils mirent alors en place ces procédures pour chaque sabot, a chaque table, 24h/24 et 365 jours par an, et d’après ce que j’en sais ils le font toujours (où les sabots sont battus manuellement). Et les Casinos payent pour leur “Victoire”Maintenant, faisons une estimation grossière de combien ont perdu les casinos en faisant ainsi. Supposons que pour 1000 tables de Blackjack avec des sabots dans le monde entier, chacun fait 100$ de l’heure. Supposons encore que le nombre de sabots estimés soit de 3 par heure, ou que le temps passé soit de 20 minutes par sabot. Admettons que les procédures additionnelles de battages de cartes soient estimées à 30 secondes par sabot. Cela représente 1 minute 50 pour chaque heure d’inactivité, soit une réduction de 2,5% dans le temps de négociation par table, soit en moyenne 2,50 dollars perdus par table et par heure. Maintenant multiplions cela sur une période de 10 ans: 1000 tables x 24 heures x 365 jours x 10 ans x 2.50$ = 219, 000,000$. Alors Neil?! Le public du jeu t’est redevable pour les 219 millions de dollars que tu leur as fait économiser. Les casino, quant à eux, auraient pu les avoir dans leurs coffres. N’oublions pas que tu es aussi responsable désormais de l’ennui des patrons de casino qui n’ont plus grand-chose d’intéressant à regarder. Tiens Niel, ce sabot est pour toi! |
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